Peu importe ton prénom, je serais partie avant que tu ne me le dises. Ta maladie est contagieuse, la schizophrénie s'empare de leur corps, ignorant les orchidées qu'elle fera se faner. C'est triste, une fleur qui se fane. C'est comme quand il neige en juillet, quand les nuages défilent derrière ta main levée trop haut vers le ciel. Ou même quand l'euphorie de la victoire se transforme en nostalgie de la bataille. C'est comme un enfant qui meurt trop tôt. Tu les emmènes loin, toi et ta gangrène qui se perd dans ta peine, dans un chagrin qui n'est désormais plus mien. Au fond c'est peut-être moi la maladie, mais quelle importance puisque le néant me parait bien abordable ce soir.