samedi 15 mai 2010


Est-ce que tu crois qu'on devrait recommencer, comme quand on craquait nos allumettes pour aller fumer en cachette? Respirer cette fumée douce digne de la mort et puis feindre d'avoir tord pour les laisser tranquille enfin. Une voix qui hurle sa torture sur un fond d'électro saturée, est-ce que c'est ça la vie, d'habiller sa tristesse d'un beau sourire? Au fond c'est peut-être lui le loup, ces maux qui me donnent les mots les écrire les dire les taire au final parce qu'il est plus convenable de ne rien laisser paraitre. Tu sais comme c'est comme quand on rit après une chute, la chute, les larmes aux yeux qui jamais ne coulent parce qu'il ne faut pas il ne faut pas tu ne te rends pas compte de cette honte de te plaindre souris souris bordel, tu as TOUT tu comprends. "Pourquoi est-ce que tu pleures ma princesse? Le dragon n'est plus en moi il est parti" parti parti parti comme toi. Putain. Putain auxquel je donne une nouvelle définition. Putain que je suis. Mon corps est trop grand je flotte me noie en lui en moi en un nous qui n'existe pas qui n'existe plus que dans ma tête qui finira par exploser si ce n'est déjà pas le cas. Mais au pire on s'oublie on oublie il est tard et l'aube se lève encore dans mes volets teintés d'une lueur terne presque effacée par ta visite nocturne. Retourne là-haut et laisse moi dormir dans le rêve d'une inutile mascarade.