On se perd dans les sourires, et pendant ce temps là, tout le reste disparait, comme embrumé dans un océan de feuilles et de branches. Retour à la nature, défoncée à la fatigue, cet album dans les oreilles. Je m'allonge sous ce ciel d'un clair-obscur menaçant d'éclater. Le soleil vient, me réchauffant un peu, et puis éclairant cette forêt encore inconnue mais tellement délicieuse dans son silence et sa vie. Coincé dans les ronces il y avait ce carnet, un joli carnet un peu terni par la pluie et par le temps, ce qui le rendait d'autant plus humain..
jeudi 15 juillet 2010
Toi et moi on regarde encore sous terre, à la recherche d'une lumière éteinte depuis quelques années déjà. Les libellules se meurent, les papillons ne sont jamais revenus. On cherche la beauté dans la putréfaction, le bonheur dans ce qui est illusoire. Toi et moi on n'en finira jamais de boire, ces liqueurs, ces mots, ces regards qui nous emmènent au royaume du nulle-part, paumées dans la même personne aux différents prénoms. Elle ne connait que trop le chemin pour y aller, elle s'y est perdue tellement de fois que s'égarer en elle n'arrive qu'à de jeunes idiots un peu trop présomptueux, qui espèrent encore lui arracher un je t'aime de la bouche rosie par le froid de sa pseudo-absence. Toi et moi on a la même gueule, mais pas le même sourire.
mercredi 14 juillet 2010
Peu importe ton prénom, je serais partie avant que tu ne me le dises. Ta maladie est contagieuse, la schizophrénie s'empare de leur corps, ignorant les orchidées qu'elle fera se faner. C'est triste, une fleur qui se fane. C'est comme quand il neige en juillet, quand les nuages défilent derrière ta main levée trop haut vers le ciel. Ou même quand l'euphorie de la victoire se transforme en nostalgie de la bataille. C'est comme un enfant qui meurt trop tôt. Tu les emmènes loin, toi et ta gangrène qui se perd dans ta peine, dans un chagrin qui n'est désormais plus mien. Au fond c'est peut-être moi la maladie, mais quelle importance puisque le néant me parait bien abordable ce soir.
mardi 13 juillet 2010
lundi 5 juillet 2010

Les voyages en train, les gens qui courent dans la gare, regardant à peine toutes ces affiches clouées aux murs, où la beauté d'une élégie côtoie des images de violence sexuelle. Le bruit de la machine qui s'ébranle sur les rails, et les enfants qui crient. Cet odeur, l'odeur des départs, des adieux, dont s'imprègne mon corps de tous ses pores, grand ouverts, comme tes yeux cette nuit. Un couple qui s'embrasse sur le bord du quai, c'est tellement cliché, mais ce n'en est pas moins beau. On les envie, on les haït, c'est comme ça. Et puis Damien qui chante dans mes oreilles qui ne se lasseront jamais de sa poésie et de son nihilisme incontrôlable, m'embarquant dans un délire de putain qui ne croit plus en l'amour, qui ne croit plus en rien d'ailleurs. A quoi bon, tout n'est qu'une foutue illusion qui me tire vers le bas quand les autres vont vers le haut. Je m'en fiche, d'être belle, de te plaire, de mourir ou de vivre, d'être quelqu'un. Je préfère être une inconnue. Après tout ça tu reviens, après tout ça tu t'excuses. Et moi aussi, je suis désolée, tellement désolée d'avoir ce coeur tout froid criblé de balles, cet air hautain et ce putain de sourire cynique. Je suis désolée que vous m'ayez flinguée de parts et d'autres de cette chose trop grande qui me sert de corps.
J'en ai plus rien à foutre. Et je danse sur un air de piano russe.
samedi 15 mai 2010
Est-ce que tu crois qu'on devrait recommencer, comme quand on craquait nos allumettes pour aller fumer en cachette? Respirer cette fumée douce digne de la mort et puis feindre d'avoir tord pour les laisser tranquille enfin. Une voix qui hurle sa torture sur un fond d'électro saturée, est-ce que c'est ça la vie, d'habiller sa tristesse d'un beau sourire? Au fond c'est peut-être lui le loup, ces maux qui me donnent les mots les écrire les dire les taire au final parce qu'il est plus convenable de ne rien laisser paraitre. Tu sais comme c'est comme quand on rit après une chute, la chute, les larmes aux yeux qui jamais ne coulent parce qu'il ne faut pas il ne faut pas tu ne te rends pas compte de cette honte de te plaindre souris souris bordel, tu as TOUT tu comprends. "Pourquoi est-ce que tu pleures ma princesse? Le dragon n'est plus en moi il est parti" parti parti parti comme toi. Putain. Putain auxquel je donne une nouvelle définition. Putain que je suis. Mon corps est trop grand je flotte me noie en lui en moi en un nous qui n'existe pas qui n'existe plus que dans ma tête qui finira par exploser si ce n'est déjà pas le cas. Mais au pire on s'oublie on oublie il est tard et l'aube se lève encore dans mes volets teintés d'une lueur terne presque effacée par ta visite nocturne. Retourne là-haut et laisse moi dormir dans le rêve d'une inutile mascarade.
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